Le blog de Stéphane Menegaldo

14 novembre 2007

Le "spam" est passé !

J'ai reçu ce matin un message qui aurait pu atterir directement dans la boîte à spam. Expéditeur : "UN ADMIRATEUR" (tout en majuscule), sujet : "je te trouve beau". Service de rencontre en ligne ? Viagra ou Cialis ?

Mais l'extrait du message apparaissant dans Gmail m'a vite fait comprendre qu'il s'agissait d'autre chose : "rendez-vous le 29 novembre pour un évènement..."

Bravo à Jérémy Dumont (www.pourquoitucours.fr) pour avoir réussi à passer outre les filtres à spam, malgré une adresse mail spécialement créée pour ce mailing (donc forcément inconnue) et les autres paramètres déjà cités...

Avantage de la méthode : attire forcément la curiosité (ça ressemble à un spam mais...). Inconvénient : on est tellement à la limite (dans la forme) que c'est prendre le risque que le message n'arrive pas à destination.

Qu'en pensez-vous ? 

24 octobre 2007

Des standards CSS pour les e-mails

J'ai mis un peu de temps avant de lire l'article de David Greiner (Campaign Monitor), Why we need standards support in HTML email. Il pose très clairement la problématique à laquelle je me suis trouvé confronté : revenir à une forme de codage archaïque pour que mes newsletters soient lu par le plus grand nombre.

Quand j'ai commencé, au printemps 2005, à mettre en HTML mes maquettes de newsletters, j'étais très (beaucou trop) ambitieux : j'avais codé toute la maquette en feuille de styles, avec des balises de bloc emboîtées, tout bien comme il faut. Ce n'était déjà pas une mince affaire a réaliser sous FrontPage 2003 (...) car bien sûr, le résultat ne pouvant être visible que dans le navigateur, c'était un peu comme peintre dans le noir et rallumer la lumière toutes les 10 minutes pour voir ce que cela donnait... (Je ne suis pas assez bon codeur pour ne faire que du code !).

Les déceptions sont venues bien vite : aucun support de la mise en page CSS dans tous les clients mail que j'ai pu tester. J'ai donc du très rapidement revenir à une mise en plage en tableaux imbriqués. J'ai tout de même conservé une feuille de style CSS interne pour tout le reste de la mise en forme, qui curieusement passait très bien dans Outlook.

Deux ans plus tard... Je décide de donner un coup de jeune à mon layout (et aussi pour me conformer à la nouvelle charte graphique que j'avais contribué à développer : j'étais bon dernier à l'adopter !). La problématique de l'affichage dans un maximum de clients mail devient l'une de mes priorité. Je consulte de nombreux sites faisant état de la prise en charge du formatage CSS dans les principaux webmails, et j'en arrive à la conclusion que je dois encore réduire mes standards pour être le plus lisible possible.

Finalement, je m'en sors assez honorablement, sans aucune utilisation de la balise <font>, toutes les indications de formatage étant inscrites dans les tableaux. Mes lettres sont parfaitement lisibles dans Outlook, Mail, Gmail, Hotmail, Yahoo!, même si les images sont bloquées.  Mais au prix de la disparition des CSS (sauf pour l'impression).

Si ces problématiques vous intéressent, je vous encourage à compléter les besoins des designers d'e-mail en matière de prise en charge des CSS par les clients mail. Et vous connaissez d'autres initiatives connexes, d'hésitez pas à laisser vos sources dans les commentaires !

02 octobre 2007

Etude : les performances de l'e-mailing - Journal du Net

Le Journal du Net vient de publier une étude datée du premier octobre sur les performances de l'e-mailing.

Les chiffres clef à retenir pour la France : un taux d'ouverture de près de 27 %, un taux de clic en baisse autour de 6 % et une non-distribution des e-mail sollicités autour de 20 %. L'e-mail marketing reste donc un outil qui a le plus souvent son meilleur impact sur de grands nombres d'adresses.

D'autre part, le meilleur jour selon cette étude pour envoyer ses messages reste le samedi (en B2C) qui totalise les plus forts taux d'ouverture et de clic. Vous trouverez aussi dans cet article les raisons qui poussent les consommateurs à ouvrir les e-mails.

Comme d'habitude, les chiffres sont à nuancer (source, public, pays et secteur d'activité) mais l'étude permettra à chacun de se positionner par rapport à son activité. 

26 septembre 2007

Les bonnes pratiques de l'e-mailing - Cabestan

L'entreprise Cabestan, spécialisée dans le marketing électronique, a publié un livre blanc des bonnes pratiques de l'e-mailing. Ce document est accessible au néophyte, il est clair sur le fond, très bien présenté sur la forme, abondant d'exemples (qui illustrent en particulier toutes les différentes utilisations possible de l'e-mail).

Il aborde synthétiquement toutes les étapes de conception, réalisation et diffusion d'un e-mailing. C'est exactement "le" document idéal pour sensibiliser un manager sur l'intérêt et le fonctionnement de cet outil. C'est aussi une référence à garder sous la main pour l'apprenti e-maileur. Du très bon travail de vulgarisation.

Je ne connaissais pas cette entreprise mais le cas échéant, je serais enclin à faire appel à eux, car j'ai tendance à croire que quand on sait si bien parler de son travail, on doit être performant dans ce que l'on fait !

Mailing réussi pour Les Echos

Cet après-midi, je reçois un e-mail en provenance du journal Les Echos, qui joue assez bien sur deux moteurs affectifs :

- Le sujet du message : "Gratuitement, Les Echos sur votre bureau". Simple et clair : c'est Les Echos, et c'est gratuit...

- L'accroche : "Face à la prolifération d'informations non vérifiées, qui peuvent avoir un effet néfaste sur vos décisions, il est indispensable de pouvoir compter sur une source sûre, reconnue pour sa fiabilité, sa rigueur et son indépendance." On joue ici plus encore sur l'empathie, en touchant la sensibilité du lecteur : prolifération, non vérifiées, néfaste, décisions, source sûre, fiabilité, indépendance... Tous ces mots-clefs ont pour but de faire réagir tous ceux qui se sentent dépassés par la croissance exponentielle de la toile et l'augmentation des canulars de tous ordres.

Le message joue donc sur le côté économique (gratuit, sans engagement, comme un service internet) et sur la fiabilité de ses informations (à contrario d'internet).

Le message contient d'autre part :

- un lien vers le message sur un site web, 

- une personnalisation (mon nom apparaît dans le corps du message),

- une animation Gif légère (juste ce qu'il faut pour attirer l'attention),

- une alerte ("Attention, cette offre est limitée jusqu'au..."),

- un expéditeur identifié nommément (le directeur général),

- un bouton incitatif pour profiter de l'offre,

- et bien sûr un lien pour ne plus recevoir de futurs messages.

 En résumé, c'est pour moi un excellent exemple d'e-mailing commercial !

 

 

© stephane menegaldo - www.menegaldo.net