Le blog de Stéphane Menegaldo

02 janvier 2006

Circulation de l'information

Je travaille dans un service d'une douzaine de personnes, plus, selon les périodes, un ou deux stagiaires. Bien que nous travaillons tous dans une proximité immédiate, je me rend compte que les informations ne circulent pas forcément bien au sein même de notre service. Quelles en sont les causes ?

Si l'on exclu les problèmes liés à certaines personnalités, je crois que la première cause est surtout d'origine culturelle. Quel que soit le parcours de mes collègues, aucun n'a vraiment, au cours de sa formation, été sensibilisé à ce genre de question. Certes, à peu près tout le monde a pu faire des "travaux de groupe", mais la démarche est ici différente : il s'agit d'informer tout le monde, même quand vous travaillez seul sur un projet.

J'ai été sensibilisé à ce problème lors de ma formation à l'EJCM. Cela rejoint, d'une certaine manière, la problématique du knowledge management. Apprendre à identifier ses tâches, à parler de son travail, à dire ce que l'on fait et pourquoi on le fait : cela ne peut que contribuer à favorier l'efficacité d'un groupe de travail.

Il faut mettre en place, progressivement, en interne, une culture du partage d'information. Mais les freins à ces pratiques existent, et en particulier, le fait que posséder une (des) information(s) peut être synonyme de pouvoir. Et la rétention - ou du moins, la faible distribution - de l'information peut être une source de "pouvoir" personnel...

29 décembre 2005

Réflexions sur les mémoires de stage

Mon travail m'a conduit, depuis presque trois ans, à relire les mémoires de nombreux stagiaires, qu'ils travaillent ou non directement avec moi.

J'ai souvent été déçu par les productions que je lisais. Très fréquemment, les stagiaires qui nous accueillons étaient dynamiques, et même s'ils manquaient d'expérience, s'investissaient dans les missions qui leur étaient confiées et réalisaient un travail honorable voire même excellent. Mais leurs mémoires, sauf exceptions, n'étaient pas à la hauteur de leur travail.

J'ai lu des textes décousus, sans structure, sans fil conducteur, avec une syntaxte approximative... Je trouvais difficile de comprendre quel avait pu être le cheminement de pensée du stagiaire pour arriver à ce résultat. Ces jeunes semblaient avoir les pires difficultés à structurer leur pensée par écrit et montraient une très faible maîtrise de la langue, avec des phrases minimalistes, des répétitions, etc.

Ceci me choque particulièrement quand on sait que les stagiaires en question sont en licence ou maîtrise de lettres, mais également pour tous ceux, toutes disciplines confondues, qui préparent un mastère. Il me semble qu'arrivé à un certain niveau d'étude, on peut être ammené, quelque soit son travail, à rédiger toutes sortes de textes : lettres, notices, rapports, études, cahiers des charges, etc. En-dehors même du système universitaire, l'écrit tient encore une place importante, et je trouve sa négligeance dommageable pour tout le monde. Savoir rédiger un texte clair, qui laisse passer des idées de façon transparente, ou fasse une démonstration éloquente est une compétence essentielle pour toute personne accédant à un minimum de fonctions de responsabilité dans une entreprise.

Or ce critère ne semble pas être pris en considération, je l'ai vu de ma propre expérience d'étudiant et de maître de stage. Nous disposons de nombreux outils pour nous exprimer, mais à quoi servent-ils si on ne sait pas s'exprimer ?

28 décembre 2005

Voeux des entreprises

Aujourd'hui, j'ai reçu les voeux du CESI : "en 2006, découvrez notre nouveau visage". En voilà une bonne idée de faire un peu de teasing...

Je pense que la période des voeux, et plus particulièrement la carte de voeux, est une excellente opportunité de communiquer globalement sur une entreprise ou une marque (et pas sur un service ou un produit).

Mine de rien, cela renforce l'identité de l'entreprise, à peu de frais...

 

© stephane menegaldo - www.menegaldo.net