Le blog de Stéphane Menegaldo

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11 janvier 2009

Procé sommeille

Il y a un endroit que j'aime beaucoup à Nantes, c'est le parc de Procé. Et plus particulièrement, j'ai une attirance pour cet endroit un peu spécial qui marque la frontière entre le parc à l'anglaise et la vallée de la Chézine : les arcades du pont Jules César, ainsi nomé car le futur empereur se serait reposé non loin, sur les bords de la rivière. J'ai toujours eu une curiosité, un attrait pour ces lieux intermédiaires, ces passages d'un monde à l'autre. Certainement des réminiscences de lectures enfantines : l'armoire qui marque l'entrée du pays de Narnia, les portes temporelles de l'agent Valérian ou du centaure Ulysse, et plus récemment les passages qui mènent aux Cités Obscures. La dernière porte à m'avoir impressionnée est celle qui trône sur la scène de la Veillée des Abysse de James Thierrée.

La notion de porte, de passage, est très importante dans de nombreux récits, elle a bien sûr une portée symbolique forte : franchir une porte, c'est passer une étape, atteindre de nouvelles connaissances et responsabilités, accéder à un état supérieur. On ignore ce qu'il y a derrière la porte tant qu'elle n'a pas été ouverte, c'est pourquoi les gens n'osent pas toujours ouvrir celles qui se présentent à eux. En ce qui me concerne la curiosité à souvent été la plus forte...

En quittant le parc tout à l'heure, je suis passé devant un curieux attroupement de bonshommes droits comme des I. En fait, les bananiers de Procé, emitouflés de paille et casqués de pots pour affronter l'hiver...

proce-bananiers.jpg

16:00 Publié dans Nantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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