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19 juillet 2006
Trop d'info...
Comme, je l'imagine, beaucoup de gens, je suis en train de passer tous mes signets sur del.icio.us. Je me rend compte de plusieurs choses :
- Les sites que je visite régulièrement n'ont en général pas besoin d'être sauvegardés : je perd moins de temps à taper leur URL directement, laquelle URL je n'ai d'ailleurs aucune difficulté à mémorise.
- J'ai enregistré une quantité importante de sites "temporaires" (en vue de préparer un voyage, ou sur un sujet précis qui m'occupait à un moment donné, Ajax par exemple) que je n'ai pas effacés tout de suite et qui encombrent mes signets maintenant.
- De nombreux sites ont disparu ou on été rachetés par d'autres propriétaires.
- En définitive, depuis l'arrivée des blogs et surtout depuis que j'utilise netvibes, je ne consulte presque plus les sites de contenu, mais uniquement ceux de services (Pages Jaunes, Google, etc.)
- Trier ses favoris prend pas mal de temps, et j'ai parfois plus vite fait de retrouver leur adresse sur Google.
Je ne sais pas si delicious va résoudre ces différents problèmes, et j'ignore comment des internautes plus chevronnés que moi font pour gérer un nombre de favoris énorme et croissant.
Je m'interroge également sur la qualité de l'information disponible. Je suis abonné à de nombreux blogs de grande qualité, gratuits, écrits en général par des auteurs bénévoles. Et je sais qu'il en existe des centaines d'autre, sur à peu près tous les sujets enviageables. Outre les interrogations déjà anciennes (l'avenir des médias payants...) et d'autres plus récentes (l'externalisation participative à prix très réduit), je m'inquiète sur l'avenir de ce mélange un peu effrayant qu'est en train de devenir internet : une librairie d'Alexandrie en forme de tour de Babel.
Il y a eu les annuaires, répertoriant des sites internet peu nombreux dans des rubriques et des sous rubriques.
Puis très vite sont apparu les moteurs de recherche, plus aptes à dénicher une information dans la masse des pages mises en ligne.
Peu après, la mise à disposition de moyens de publication grand public (sites perso) puis très grand public (blog) a fait succomber nombre de moteurs pour ne faire survivre que les plus puissants.
Aujourd'hui, Google comme Yahoo proposent déjà des solutions alternatives, en faisant appel à "la communauté" pour chercher une réponse plus pertinente que des listing sans fin émaillés de liens piégés (sponsorisés, trompeurs, rachetés).
En résumé, la masse d'information accumulée en quelques années est telle qu'aucun outil n'ait vraiment satisfaisant pour en tirer le meilleur partit. Et je ne parle ici que de l'information "de qualité", sans évoquer le problème de la validation de l'information...
En définitive, ne risque-t-on pas, à cause de cette surabondance, de se replier sur un nombre réduit de médias bien balisés, évidemment déjà dominants, par lassitude ?
16:05 Publié dans Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


